C’est mon appétence pour l’écologie qui m’a menée sur ce chemin. L’écologie, c’est un sujet qui m’a suivi toute ma vie, avec plus ou moins d’intensité.

Des rêves de jeunesse...

Quand j’étais petite j’ai été marquée par des dessins animés qui avaient des dimensions écologiques comme La Forêt de Ferngully ou Captain Planet. J’ai toujours eu une sensibilité pour la protection de la nature et du vivant.
Quand j’avais 14-15 ans, j’avais dit un midi à mes grand parents que quand je serais plus grande (aka je préparerais mes propres repas), je serais végétarienne pour les animaux.
Au lycée, ma meilleure note en cours de français (j'étais mauvaise), c’était sur un exercice de rédaction libre où l’on devait rédiger comment on imaginait la société dans le futur. J’avais décrit une société où les hommes et les animaux coexistaient dans les villes en harmonie. Bien loin de nos architectures actuelles. Bien loin des routes et des voitures.
A ma majorité, mes premiers votes ont été pour des partis écologistes. D’ailleurs à l’époque, on se moquait un peu de moi parce que voter écolo ça faisait rire, c’était vu comme un petit groupe de gens avec des idées décalées, farfelues, des trucs pas très importants.

... Rattrapés par le capitalisme

Puis le temps a passé, j'ai vieille et comme beaucoup, j’ai été rattrapée par la société de consommation. J’ai eu une période pas très glorieuse où je suis tombée dans les pièges de la surconsommation, acheter plein de choses pas chères pour en avoir plus, changer plus souvent au détriment de la qualité du produit et de son empreinte carbone. Je n'en suis pas très fière même si ça n'a pas duré très longtemps.

... Réveillés par les générations futures

Jusqu’au jour où, courant 2019, j’ai entendu parler dans l’actualité de ces jeunes qui dans le monde entier organisaient des manifestations pour le Climat via le mouvement Youth for Climate, insufflé notamment par Greta Thurnberg. Ce jour là, j’ai eu comme un déclic, comme si j’attendais ce moment en silence depuis des années. Ce genre de moment que j’aurais aimé vivre quand j’avais 20 ans. En bref, ça a été le début d’un revirement.

Je pense que je n’ai pas été la seule à avoir été touchée par cette prise de conscience collective. Il y a eu un réveil d’une partie de la société et des choses se sont mises à bouger. On a vu naître notamment la
Fresque du Climat à laquelle j’ai pu participer en 2022 et qui est devenu une référence pour beaucoup d’entreprises. Cet atelier a pour but de sensibiliser les citoyens aux causes et conséquences du réchauffement climatique, ça permet à la fois d’informer mais aussi de se remettre en question, de réfléchir à son impact. C’est comme ça qu’on en vient à calculer son empreinte carbone (via nos gestes climat) par exemple. Puis comme je travaillais dans l’informatique, j’ai commencé à m’intéresser au Green IT (via une fresque du numérique). Quand on commence on ne s'arrête plus.

Et enfin, c'est en croisant tous ces chemins, toutes ces personnes, que je me suis dis que finalement la réponse à toutes ces questions c’était probablement l’économie circulaire. J'ai suivi une formation dédiée via
Cegos qui était super intéressante dans laquelle on a pu faire également la Fresque de l'économie circulaire. Je pense sincèrement que c’est la solution qui a le plus d’impact et de potentiel pour faire évoluer notre société, parce qu’elle repense complètement notre façon de produire et de consommer. L’économie circulaire répond à des problématiques qui concernent tous les secteurs d’activités : aussi bien sur la pénurie de ressources que la gestion des déchets. Des sujets qu'aujourd'hui on ne peut plus ignorer. Encore plus lorsque l'on travaille dans le PLM (Product Lifecycle Management) qui aborde la gestion du cycle de vie des produits. La circularité est une notion clé et indispensable.